Benalô
XL, België
Type van activiteit
- Artiestennaam
- Benalô
- Contact
- Een bericht versturen
- Regio
- Brussel
- Datum van inschrijving
- Donderdag 27 augustus 2009
Presentatie
Sculpture - mobilier - luminaires - ferronnerie du batiment et du spéctacle.
Websites
-
Benoit Polveche 's Steel sculptures
D’une stupéfiante élégance et habileté, tout en courbes et volutes d’un naturel saisissant, les créatures imaginaires de Benalo – flore et bestiaire de pure invention, combinant les formes, les membres et les règnes, comme pour proposer à une nature en danger d’épuisement la possibilité de nouvelles mutations – sont réalisées dans la matière la moins docile qui soit : l’acier, mis en forme, poli et soudé pour lui faire épouser la fluidité organique de la morphologie vivante. Pourquoi avoir choisi ce matériau, particulièrement difficile, à l’ère des résines ou des matières plastiques thermoformées ? Par défi, esprit de résistance, besoin de se battre avec la matière ? Ou pour figer plus durablement, dans ce qui fut longtemps le symbole même de l’industrie moderne, les véritables oxymores visuels que constituent ces étonnants simulacres de la vie ? Depuis Guimard et les artisans artistes de l’Art Nouveau, à Glasgow, Bruxelles, Paris ou Nancy, on avait rarement retrouvé pareille inspiration, qui évoque également de façon irrésistible les planches photographiques de Karl Blossfeldt, dans son ouvrage splendide sur « Les formes basiques de l’art », paru à Berlin en 1928. De conception profondément naturaliste, renouant, par les moyens d’aujourd’hui, avec l’esprit véritable de l’art des temps préindustriels, l’univers de Benalo n’a en fait que de superficielles analogies avec le fantastique ‘dark metal’ ou une certaine science fiction d’Apocalypse dont on l’a parfois rapproché, sous prétexte que son auteur avait, dans sa jeunesse, compagnonné un temps avec les animateurs de la scène techno. Et si le site benalo.net s’ouvre sur une magnifique tête de mort en acier patiné d’un réalisme terrifiant, c’est davantage en guise d’avertissement, à la manière des vanités d’autrefois, que dans une volonté quelconque de référence à l’imaginaire biomécanique d’artistes comme Giger, si souvent exploité par l’édition et le cinéma. L’auteur préfère d’ailleurs parler de sculpture ‘métaorganique’, pour signifier sa volonté, non pas de transformer l’homme et la vie en machines, mais au contraire d’inscrire dans le métal, comme on l’a fait si longtemps dans le marbre, l’élan même de la vie dans toutes ses métamorphoses, réelles ou possibles. Comme si, à travers ses géniales chimères ou hybridations, il s’agissait pour l’artiste de continuer la création et, par les artifices de la technique, de soumettre les molécules de l’inanimé aux lois miraculeusement inventives de la matière organique. A ses débuts, l’art de Benoît Polvèche – le vrai nom de Benalo – s’est trouvé assez hâtivement rangé dans le fourre-tout de l’art des marges, pêle-mêle avec l’art brut et l’art singulier, tant il semblait, comme eux, étranger au mainstream de l’art contemporain, cette pratique, conceptuelle et minimaliste, dont Benoît subit l’enseignement sans plaisir à la faculté d’arts plastiques de Rennes pendant trois ans. A l’époque il faisait encore du mobilier de récupération en soudant, dans un design déjà raffiné et audacieux, des pièces mécaniques de camion. Aujourd’hui, avec le recul du temps et l’évolution spectaculaire de son travail, on voit clairement que Bénalo est en fait un artiste très savant, un ‘vrai’ artiste, à l’ancienne, tout aussi intuitif, instinctif et inspiré que ses cousins moins habiles mais, contrairement à eux, doué d’un savoir faire époustouflant. Seul le caractère autodidacte de sa démarche, anti conceptuelle et post-contemporaine, peut être encore facteur de confusion, à une époque où, dans le cursus artistique des universités et des écoles d’art, le discours, les arcanes du marketing culturel et les nouvelles technologies ont éclipsé l’apprentissage technique traditionnel, et où chaque créateur est obligé de réinventer son métier à partir de zéro. © Laurent Danchin www.mycelium-fr.com -
Technicien d'art et de spéctacle.
Quelques unes de mes réalisation sur commande en ferronnerie et sculptures
